Hirō Onoda
Pas d’énième rappel sur les attentats du 11 septembre aujourd’hui mais la biographie du soldat japonais “caché” le plus connu pendant après la seconde guerre mondiale.
Issu d’une famille de six frères et sœurs, Hiro Onoda est appelé à vingt ans pour son service militaire et intègre le 61e régiment d’infanterie de Wakayama puis le 218e régiment d’infanterie où il retrouve son frère Tadao.
En 1943, Onoda arrive à Kurume, école d’une réputation effrayante sous les ordres du général Shigetoumi. Après trois mois d’entraînement intensif, Onoda regagne son unité d’origine. Le 13 août 1944, Onoda quitte Kurume pour rejoindre la 33e compagnie à Futamata qui est une annexe de l’école de Nakano dans laquelle sont formés des officiers commandos. En décembre 1944, Onoda fait partie des vingt-deux hommes formés aux techniques de la guérilla. Destination: les Philippines, territoire américain occupé par le Japon. Ils ont pour mission de retarder le débarquement des Américains sur l’île de Lubang.
En 1945, les troupes américaines reprirent l’île et presque toutes les troupes japonaises furent anéanties ou faites prisonnières. Onoda et trois camarades (Yuichi Akatsu, Siochi Shimada et Kinshichi Kozuka) restèrent cachés dans la montagne. Un d’entre eux, Akatsu, se rendit finalement aux forces philippines en 1950, et les deux autres furent tués dans des échanges de coups de feu avec les forces locales – Shimada en 1954, Kozuka en 1972 – laissant Onoda seul dans la montagne.

Onoda rejeta comme une ruse toute tentative de le convaincre que la guerre était finie et passera plus de trente années dans la jungle attendant que ses supérieurs lui donnent l’ordre de capituler. Mais en 1959, sans nouvelles de lui depuis des années, le Japon le déclara légalement mort.
Retrouvé par un étudiant japonais, Norio Suzuki, Onoda refusa obstinément d’accepter l’idée que la guerre était finie à moins d’avoir reçu de son supérieur hiérarchique l’ordre de déposer les armes. Pour l’aider, Suzuki retourna au Japon avec des photos de lui-même et d’Onoda comme preuve de leur rencontre. En 1974, le gouvernement japonais put retrouver le commandant d’Onoda, le major Taniguchi, devenu libraire. Il se rendit en personne à Lubang, informa Onoda de la défaite du Japon et lui ordonna de déposer les armes. Le lieutenant Onoda quitta la jungle vingt-neuf ans après la fin de la Seconde Guerre mondiale, et accepta l’ordre de son chef de remettre son uniforme et son épée, avec son fusil (Arisaka Type 99) toujours en état de marche, cinq cents cartouches et plusieurs grenades à main.
Bien qu’il eût tué une trentaine de Philippins qui habitaient l’île et échangé plusieurs coups de feu avec la police, on tint compte des circonstances et Onoda bénéficia du pardon du président Ferdinand Marcos.
Après sa reddition, Hiro Onoda alla s’installer au Brésil, où il devint éleveur de bétail. Peu après sa reddition, il publia une autobiographie, “Ne pas se rendre : Ma guerre de Trente Ans“, où il décrit sa vie de maquisard dans une guerre terminée depuis longtemps. En 1996, il est revenu visiter l’île de Lubang et a fait un don de dix mille dollars américains pour l’école locale. Par la suite, il a épousé une compatriote et est retourné vivre au Japon où il a créé en pleine nature un camp pour les enfants. Là, Hiro Onoda partage avec eux ce qu’il a appris sur la survie pendant ses années de vie solitaire.
Source: http://fr.wikipedia.org/wiki/Onoda_Hiroo
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